Samedi 7 février 2009

 

Alors que le pouvoir sarkozyste s’occupe surtout de préserver les grandes banques et certaines des plus grosses entreprises, il s’investit beaucoup moins pour les PME et pas du tout pour les entreprises individuelles. Les PME représentent cependant le 80% du tissu économique de la France. Le Poitou-Charentes est l’unique région de France à avoir mis sur pied un financement par microcrédit.  Au vu de l’analyse du Prix Nobel d’économie 2007, dans une perspective d’aggravation de la crise et de paupérisation, cette initiative pourrait bien s’avérer essentielle pour celles et ceux qui veulent s’en sortir : (citation de http://www.aim168realestate.com/real-estate-news/bangladesh/6674/world-economy-melt-down-for-ma.html )

 

Le Professeur Muhammad Yunus, prix Nobel en économie (2007), et populairement connu comme le banquier des pauvres, a déploré: «La crise a été créée par une poignée de personnes guidées par l'extrême cupidité, mais ce sont les pauvres gens, la moitié inférieure, 3 milliards de personnes, qui sera la plus touchée, même s’il n’y a aucune faute de leur part. La crise financière mondiale est attribuée à la combinaison de la corruption, d'immoralité et d’approche à très court terme pour monopoliser la richesse afin de stimuler la croissance par une poignée de super-cerveaux au prix de milliards de pauvres et d’affamés dans le monde. Dans une mauvaise course pour devenir milliardaire le lendemain, les soi-disant super-cerveaux ont totalement déshonoré la philosophie de l'honnêteté, de l'éthique, de la morale, des jugements de valeur, du bien-être et de l'émotion. Ils ont versé très peu de révérence à l'humanisme dans les sociétés développées tandis que leur spéculation conduisait à la concentration excessive d’énormes richesses dans leurs mains par des moyens déloyaux.

En revanche, le professeur Muhammad Yunus remarque avec optimisme que l'économie mondiale serait une opportunité à des milliards de pauvres dans le monde par le biais de l'établissement et du renforcement des institutions de micro-financement pour exploiter de petites et moyennes entreprises, où il n'y aura pas de crise du crédit bancaire, mais bien du microcrédit disponible pour soutenir leurs opérations économiques avec des emplois dans les zones rurales. Deposit and investments are rarely safe in mega commercial banks and financial institutions during financial crisis. Les dépôts et les investissements sont rarement sûrs dans les grandes banques commerciales et institutions financières touchées par la crise financière. Ainsi, le rôle du micro-financement des institutions est crucial pour combattre la récession et pour atteindre des objectifs de croissance et de lutte contre la pauvreté

Par Aube
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Samedi 20 décembre 2008

Comme l’a relevé Elie Arié, la Médecine est une question taboue, que les gouvernements n’osent guère aborder

1)    Le modèle néolibéral et l’ancien modèle, chrétien

La logique néolibérale appliquée à la Médecine veut que ce qui guide le médecin soit le seul intérêt personnel. Comme cela ne suffit pas à soigner les gens, les Etats y ont ajouté une foison de lois et de règlements contraignants. Un modèle bancal.

La logique issue du christianisme qui prévalait auparavant, était basée sur une forme de don de soi, de vocation, de la part du médecin, qui d’une certaine façon était lui-même mis entre parenthèses, quasiment coupable d’exister, d’avoir une vie et des intérêts propres. Ce modèle avait assez bien fonctionné…  à condition d’être riche au départ et de ne point avoir de soucis économiques, le médecin étant souvent à la tête d’une très petite PME avec des personnes qui l’aident pour diverses tâches annexes impossibles à assumer seule, si l’activité est importante.

2)    Critique de ces modèles

Néolibéral : Face à un autre être humain qui souffre, qui est en grave danger, alors qu’on aurait soi-même les compétences pour le sauver, on est face à un problème éthique qui dépasse l’intéressement personnel : si cette personne n’a pas les moyens d’offrir une contrepartie à l’effort qui devra être consenti pour la tirer d’affaire, que va-t-on faire ? Au USA, les ambulances en sont à laisser mourir les gens au bord de la route ou les hôpitaux, à refuser l’admission à des personnes gravement malades. Pour la vaste majorité des êtres humains, pareil égoïsme néolibéral est sordide et inacceptable. De plus, la logique néolibérale de compétition inclut de nombreux aspects destinés à saboter la concurrence afin de s’imposer, ce qui est  très inacceptable en médecine, où au contraire les humains doivent coopérer au mieux pour en guérir d’autres.  Ce modèle paraît dès lors inapplicable. De même, privatiser des centres universitaires ne s’est jamais vu. Trop risqué. Il y a bien de brillants hôpitaux publics qui fonctionnent avec des fonds privés. Ce n’est toutefois pas dans une logique néolibérale, mais au contraire dans celle, d’un don, d’une charité, où des personnes très riches avaient créé une fondation, à l’instar de l’excellent Emory University Hospital à Atlanta (USA) http://en.wikipedia.org/wiki/Emory_University_Hospital

Chrétien : Tout le monde ne s’appelle pas Albert Schweizer http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Schweitzer  et ne dispose souvent pas des ressources économiques suffisantes permettant de soigner gratuitement ses semblables. De plus, la logique chrétienne culpabilisante où l’être humain est déjà coupable de simplement exister (le pêché originel), est nocive. Elle est toxique, car elle va conduire à dénier les besoins fondamentaux de l’acteur principal : le médecin. Un médecin qui ne prend pas soin de lui-même, qui ne dort pas, qui vit dans une misère telle qu’il ne peut plus assurer sa formation continue, deviendra inévitablement médiocre. Quelque part, il a ce devoir de prendre aussi soin de lui-même. Ne serait-ce déjà que pouvoir soigner au mieux ses semblables !

3)    Un modèle inédit, qui a le potentiel de sauver le socialisme 

Du moment qu’il est nécessaire de prendre soin des autres et de soi-même, il y a cette solution qui vient de certains penseurs hindous et tibétains : le dépassement de soi-même ou l’universalisation de l’ego.

Chacun n’agit d’abord que pour soi-même. Nous avons tous cette composante fondamentale.

Mais on peut considérer plus moins vastes, les limites de ce que l’on considère « soi-même » On peut aussi les dépasser, les étendre.

Une mère de famille va le plus souvent considérer « soi-même » en termes  de « moi et mes enfants » Un collaborateur d’une entreprise peut aussi s’y identifier totalement : son destin et celui de son entreprise ne feront qu’un. Ce peut être le cas d’un politicien qui s’identifie à son parti ou au destin de son peuple. De même, un médecin peut s’identifier aux personnes qui  lui confient leurs souffrances et donner ainsi le meilleur de lui-même, aussi pour ceux qui lui confient leur vie.

Ce dépassement de l’égo est  compatible avec l’idéal socialiste de fraternité et, par son universalité, aussi avec celui d’égalité. C’est d’autant plus remarquable qu’il inclut et dépasse la  logique libérale d’intérêt personnel, du moment que soi-même a été largement dépassé vers une existence et une dignité plus universelle.

Je crois que ce concept est la clé qui pourrait rendre sa dignité au socialisme, après les échecs répétés du communisme et les ravages du néolibéralisme triomphant.

J’ai pensé qu’il était utile de vous en faire part

Par Aube
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Lundi 17 novembre 2008

Voilà ce que vous perdrez en votant pour le TSS

Voilà ce que dit Ségolène Royal, celle qu’on veut éliminer avec ces intrigues de Delanoë, Jospin, Rocard, Aubry, Fabius, Cambadélis et leurs acolytes :

·         Qu'est-ce qu'un parti s'il n'est pas déjà bien meilleur que la société qu'il critique et contre laquelle il prétend lutter ?

Qu'est-ce qu'un parti, et en quoi est-il exemplaire ce parti, s'il n'est pas plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux, plus hospitalier aux idées et aux êtres, plus sincère, et, en son sein, plus fraternel que la société qu'il prétend transformer ? »
(2)

·         Citation de la profession de foi de Ségolène Royal pour l’élection du 20 novembre : Oui ou non, notre parti va-t-il s’ouvrir à toutes les diversités et devenir meilleur que la société qu’il prétend transformer ?
Oui ou non le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois va-t-il venir vers nous car nous aurons su lui redonner l’espoir ?

·         Citation de le jdd.fr (1), pourtant guère complaisant Ségolène Royal : « Mais, ce qui m'a le plus choqué,(…) (et je l'avoue, j'ai parfois eu le frisson), ce sont les huées, les lazzis, quand elle a dit : "Il nous faut prendre soin de notre parti et pour cela il va falloir nous guérir nous-même, nous soigner", ou bien : "Il faudra rassembler nos tendresses, nos colères et nos indignations", ou bien encore : "Nous voulons un parti fort, n'ayons pas peur des militants, n'ayons pas peur d'une invasion de militants"...

Conspuer quelqu'un qui prône la réconciliation, l'amour entre soi, la fraternité (qui est tout de même inscrite sur les frontons de nos édifices), cela montre le degré zéro auquel est arrivé le Parti socialiste.
Les Français sont consternés par tout cela.

 

 Entre le meilleur pour tous et les intrigues du TSS, mon choix est clair

 

1.       http://www.lejdd.fr/cmc/blogs/200846/quand-segolene-royal-emporte-reims_165423.html

2.       Citation de la 1ere contribution participative de Ségolène Royal, reprise dans son discours à Reims du samedi 15 novembre

3.       http://www.fiersdetresocialistes.org/rubrique/sinformer/171108/profession-foi-lelection-premier-secretaire-parti-socialiste-20-novembre

Par Aube
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Samedi 13 septembre 2008

Le tabou sécuritaire du parti socialiste

La droite en a souvent fait son tremplin de ce tabou, avec une politique répressive à outrance. En fait : une contre-violence, comme réponse à une violence. Mais toute violence ne se justifiera jamais qu’en tant que contre-violence. C’est sans fin. Et si on établit des régimes policiers, sécuritaires, on peut leur retourner cette fine objection du philosophe romain Sénèque : celui qui fait peur à tous, doit avoir peur de tous. Ce n’est pas cette promotion officielle de la brutalité que voulons.

L’approche de Ségolène Royal est différente. Elle est éducative, c’est celle d’une mère. Et ça commence très tôt.

Si vous voulez qu’un jour, devenu adolescent, votre bébé vous tabasse et ne respecte aucune femme, il suffit de répéter quelques fois l’erreur de tenir bon durant un instant face à une transgression, puis de céder en le récompensant affectivement. Vous en ferez un macho de la pire espèce. Alors, que votre devoir éducatif était de lui faire comprendre qu’avec ce comportement, il n’est pas accepté, ni acceptable.

Il y a d’autres erreurs éducatives, comme élever son enfant dans un monde faussé, surprotégé, dont les parents évacuent toute difficulté et se soucient de satisfaire immédiatement les moindres besoins du petit chéri. Alors, que pour développer des compétences adaptatives, telles la patience, la tolérance à la frustration, la réflexion et la résilience, il est nécessaire de se confronter à la difficulté. Il vaut mieux une « négligence bien intentionnée », les laisser se confronter à la difficulté, leur apprendre des compétences à les surmonter, qu’une surprotection. En surprotégeant les enfants, on en fera des enfants- rois, des tyrans domestiques qui ne savent qu’exiger et crier. De plus, ils ne seront absolument pas préparés à affronter les difficultés de la vie, incompétents. Une fois sortis du cocon surprotecteur, ils seront très vite dépassés et acculés à cet extrême qu’est la violence. Les situations d’échec scolaire consécutives au non-développement de ces capacités adaptatives qui font défaut aux enfants gâtés, augmenteront le risque de dérives en tous genres (violences, accidents, délinquances, toxicomanies et autres comportements à risque, y compris le suicide)

On peut changer beaucoup, simplement en connaissant ces choses-là. On peut le faire sous forme de conseils éducatifs, dès la naissance. Comme le souligne Ségolène Royal dans sa contribution pour le congrès, il faut lutter très tôt contre la violence. Là, où c’est difficile, il faut créer des réseaux de soutien pour les familles qui ont des difficultés avec leurs enfants. Ces réseaux sont d’autant plus nécessaires que les familles modernes sont géographiquement éparpillées et souvent éclatées, réduisant d’autant les possibilités de soutien. Ces réseaux peuvent être formels (guidance infantile / éducative) ou informels, associatifs avec un(e) assistant(e) social(e) qui coordonne l’appui spécialisé à ces familles (psychologue, association de parents, pédagogue, école de parents, voire policier si la confiance est là) Pour cela, il faut animer ces réseaux, leur donner vie et ça nécessite une motivation étatique qui soit sur la même longueur d’onde que le milieu où vivent les familles.

Un élément préventif qui me paraît essentiel, est de soutenir et d’entourer tout enfant en échec scolaire. C’est le devoir de la communauté que de l’aider à mieux développer son potentiel et éviter qu’il ne décline vers une révolte contre toute la communauté

Contrairement à la célèbre vidéo de la campagne présidentielle où on voit Sarkozy remonter les bretelles à ses policiers en leur disant « organiser un match avec les jeunes d’un quartier, c’est bien, mais ce n’est pas la tâche de la police », je pense qu’au contraire que des policiers qui parviennent à se faire estimer et aimer seront plus écoutés et respectés, que si leur pouvoir repose sur la seule crainte. Si on veut impliquer des policiers dans des réseaux de soutien éducatif aux familles, il faut qu’ils soient perçus comme une aide, un recours possible, et non, comme une calamité. Une telle présence policière sera d’autant mieux acceptée et leurs conditions de travail plus agréables.

La prison ne devrait être qu’un ultime recours, un aveu de notre incompétence, à tisser des liens d’estime et de loyauté participative avec la communauté. A ce point de vue, l’encouragement de toute activité communautaire, participative, qui peut donner une dignité communautaire, doit être considéré comme un devoir de l’Etat, des régions et des communes.

Par Aube
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Mardi 9 septembre 2008

 

« Nous devons porter une haute conception de l’Etat et de ses services publics au nom d’une volonté de lutte contre les inégalités, en faveur de l’épanouissement personnel pour que chacun redevienne maître de sa vie. N’ayons pas peur de dire que pour bien réformer l’Etat, il faut d’abord l’aimer et respecter ceux qui le servent. C’est le contraire de ces suppressions à l’aveugle décidées par la droite (hôpitaux, écoles, etc. (…) » (contribution de Ségolène Royal « combattre et proposer » pour  le congrès)

Il y a quelque chose d’essentiel dans cette démarche. L’Etat devrait être la concrétisation de notre volonté à vivre ensemble. La qualité de la relation entre soi-même et cette expression de nous tous, l’Etat, est déterminante pour que nous contribuions à son succès ou à sa perte, selon que nous l’aimions ou la haïssions.

L’Etat devrait être un allié, un ami, pour soi-même et non, un ennemi. Pourtant, ce risque-là, qu’il soit perçu comme ennemi, est énorme, tant il est fondé sur un grand nombre de lois contraignantes et qui ne connaissent que la crainte pour se faire respecter. Alors, si en plus, on vient nous dire qu’il y a beaucoup trop d’enseignants, d’infirmières, …  qu’il faut privatiser tout ça, que c’est mauvais, etc. …, comment pouvons-nous encore respecter l’Etat ? Comment pouvons-nous l’aimer et y contribuer, si de surcroît il vient nous fliquer jusque dans nos moindres activités en sa faveur (EDVIGE) ?

Pourtant, comme le souligne la contribution de Ségolène Royal, ce pourrait être différent. Un lien positif peut se créer entre soi-même et l’Etat, si une alliance s’établit par la reconnaissance universelle (étatique) des qualités individuelles et leur épanouissement par la meilleure formation possible. C’est la responsabilité de l’Etat de créer les meilleures conditions de formation pour que les compétences de chaque personne se développent aussi loin que possible.

La France ne peut pas gagner si on coupe dans l’épanouissement des compétences individuelles. C’est notre force, notre meilleure chance. J’irai plus loin : même de l’immigration, même des chômeurs, on pourrait faire une formidable force motrice qui tire la France en avant, à l’instar de ce qui avait fait l'essor de l’Amérique, pour autant que nous regardions ensemble les potentialités de chacune de ces personnes afin d’en concrétiser, par des formations passerelles, la meilleure efficacité possible. Pour eux et pour nous tous. Notre chance, sur un marché international, n’est guère le prix de l’heure de travail ou le nombre d’heures, mais ce sont les idées, le savoir-faire. Comme le souligne Ségolène Royal, il faut doter l’individu de capacités accrues dans ses choix académiques et professionnels.

De cette interaction constructive entre Etat et individu, va aussi dépendre la relation. Une relation égoïste, dans la plus pure logique libérale, serait ici désastreuse. Si l’individu agit contre l’Etat, ce n’est plus possible de réussir ensemble.On en viendrait à être satisfait que des milliardaires réussissent à amputer l'Etat par un coup financier. Intéressant, est de voir qu'ils ne seront pas les derniers à demander l'aide de l'Etat lorsque leur banque sera au bord du gouffre.

 

Article de mon blog Flowerpower

Par Aube
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Jeudi 28 août 2008

L’immigration, par une militante PS de Ségolène Royal

 

La politique d’immigration me laisse un profond malaise. Je n’aime pas ce non-respect des liens familiaux, cette stigmatisation, cette discrimination, ni ces camps d’internement.

Extrait d’un article du Monde : http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-823448,55-1041167@51-1041152@45-2,0.html :

« Quel impact, en un an, de cette politique d'immigration et d'intégration ?

Patrick Weil (1) : Elle a créé un sentiment d'anxiété chez beaucoup d'immigrés, chez les employeurs, chez beaucoup de Français qui vivent avec des étrangers et sont parfois mariés avec eux. Elle a aussi créé une image négative de la France à l'étranger. Ce qui peut ne pas déplaire au gouvernement s'il veut dissuader les migrants de venir en France. Mais cela a l'inconvénient de dissuader aussi les migrants que le gouvernement déclare vouloir faire venir, par exemple les migrants qualifiés »

(1)   Chercheur au CNRS, spécialiste de ces questions

Extrait d’un article de Libération à propos du rapport de la commission Mazeaud sur la politique d’immigration du gouvernement : http://www.liberation.fr/actualite/societe/337340.FR.php

« Concernant l’immigration familiale, principale porte d’entrée en France, «les pouvoirs publics nationaux ne disposent pas d’un pouvoir discrétionnaire pour déterminer les flux», expliquent les sages. La Constitution et les traités internationaux garantissant le droit de vivre en famille, le pouvoir ne peut pas s’arroger le droit de fixer le nombre d’étrangers autorisés à entrer en France, chaque année, à la suite d’un regroupement familial ou d’un mariage mixte. Par ailleurs, s’agissant de l’immigration de travail, «des quotas [par branche ou par métier, ndlr] sont envisageables au niveau national ou européen, mais ne sont pas indispensables à la maîtrise du flux».

Lorsque Ségolène Royal (contribution pour le Congrès) dit que notre économie doit beaucoup aux immigrés, qu’avec nous ils contribuent à produire notre richesse  nationale, elle a raison.

 Caresser dans le sens du poil le discours d’exclusion de l’extrême droite n’est pas plus acceptable que ne l’était l’antisémitisme. Les raisons électorales ne sauraient l’excuser.

L’immigration choisie de Sarkozy trahit un souci : celui de l’utilité à nous tous, de l’utilité à la France. Je peux comprendre ce souci. Il est légitime. La vie est trop difficile pour qu’une partie d’entre nous vive en parasite au détriment de ceux qui travaillent. Mais pour cela, il faudrait déjà commencer par ne pas diaboliser ainsi, ne pas stigmatiser ainsi à priori ceux qui viennent d’ailleurs et nous sont le plus souvent inconnus. Il faudrait au contraire parvenir à créer les conditions d’une dynamique constructive, participative à notre communauté. Il faut leur accorder la dignité de l’appartenance et leur faire prendre conscience de la responsabilité universelle envers la communauté qui les accueille

A partir de simplement un exclu à qui l'on a dit : " viens m'aider. Faisons " et non pas : " Ne fais pas ci, ne fais pas ça " tout devient possible. Il faut ensuite l'entourer, l'épauler pour qu'il puisse donner de lui-même un coup de pied au fond de la rivière et remonter à la surface. (Abbé Pierre)


La force d'une communauté ne sera jamais que la jonction de la bonne volonté de chaque être et de chaque intelligence. L'immigration est une force pour l'avenir d'un pays. Les statistiques de l'OCDE sont claires, c'est un facteur de croissance économique. En plus les emplois précaires des immigrés (souvent ouvriers ou nettoyeuses) sont très exposés au chômage et peu rémunérés. Mais le chômage se réduit pour les nationaux. Dès la 2e génération, ils sont rentables non seulement pour l'économie, mais aussi pour l'Etat, leur produit pour la collectivité dépassant les coûts sociaux. (Source: 101 idées reçues sur l'économie, F. Dedieu & E. Lechypre, éditions du groupe Express, 2007) Les USA sont devenus la 1ere puissance mondiale grâce à l'immigration.

Plus on parviendra à mettre d'êtres fondamentalement en harmonie avec leur communauté, et plus celle-ci disposera d'intelligences pour se développer et faire face aux difficultés. La Silicon Valley (Californie, USA), berceau de l'électronique et de l'informatique, s'est faite grâce à la mise en commun du génie d'immigrés venant de tous les horizons.

C’est l’absence de ce côté positif, incitatif, qui je constate à droite. L’extrême droite et l’UMP sont totalement dans une logique de contrainte législative et policière. Ils ne voient pas qu’ainsi ils altèrent d’emblée ce lien constructif qui pourrait se créer. La raison en est qu’il y a une incompatibilité entre la crainte et la confiance. L’incompatibilité entre la crainte d’un dispositif législatif- répressif dirigé contre les migrants et l’établissement indispensable d’une confiance à l’intégration positive, constructive, à notre communauté.

Sans doute, qu’un cadre légal est nécessaire, Ségolène Royal l’admet aussi, mais sa contrainte ne doit être que le pis-aller, celui de notre incompétence, celui de notre échec de toutes les mesures incitatives à une intégration dynamique de l’immigration à notre communauté.

A force d’une politique faite des seules lois et procédures répressives, on se trouve avec une multitude d’arrestations, des prisons qui débordent et même des camps d’internement.

Le pouvoir et Nicolas Sarkozy ne devraient jamais perdre des yeux ceci : durant les années trente, à force d’arrestations et de prisons pleines d’une idéologie fondée sur l’intolérance, la diabolisation, la stigmatisation et l’exclusion, on avait créé des camps d’internement. Une fois que l’Allemagne en avait été couverte et que cela devenait un problème de grande ampleur, on avait pris des mesures pour diminuer le nombre de prisonnier, mais sans assouplir les lois. On a créé les camps de concentration, des mouroirs aux conditions indescriptibles d’inhumanité. Et comme l’afflux énorme d’arrestations posait encore des problèmes insolubles, on avait fini par adopter la solution finale : les camps d’extermination.

Plus jamais ça.

 

 

 

(Article de mon blog)

 

Par Aube
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Dimanche 10 août 2008

La socialiste Ségolène Royal à Nice: bizarreries médiatiques

Ségolène Royal signait hier son livre à Nice « Si la gauche veut des idées »

http://www.nicematin.com/ra/politique/138682/alpes-maritimes-segolene-royal-a-nice-100-livres-signes-en-une-heure

Mais s’est heurtée a un black out de l’information pour annoncer sa venue (plusieurs vaines interventions auprès de Nice-Matin)  Heureusement, elle n’a pas eu besoin de ça, pour que ce soit tout de même un beau succès. Voir :

http://www.patrickallemand.canalblog.com/

Pourtant, Nice-Matin semble sortir du sarkozysme étouffant de certains medias du groupe Lagardère

http://www.cuverville.org/breve78826.html

L’article de Nice-Matin est sympa, mais pourquoi avoir refusé d’annoncer la venue de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal ?

Probablement qu’il faut du temps pour guérir de l’emprise médiatique…

C’est une question que je me pose aussi à propos de l’Express ou de La Tribune ou du Monde qui semblent sortis de cette emprise, mais qui avaient subi des restructurations alors qu’ils étaient aux mains de proches de Sarkozy (Dassault pour l’Express, Arnault pour La Tribune) ou de sarkozystes notoires (le Monde)

 

(Article de mon blog, dont je publie une copie)

Par Aube
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Dimanche 6 juillet 2008

 

L’UMP vient de se livrer à une série d’attaques et de dénigrements du parti socialiste lors du conseil national de l’UMP, qualifiant le PS de cimetière des idées mortes, alors que 21 contributions originales comprenant des centaines d’idées neuves viennent d’y être déposées et attribuant à Ségolène Royal l’humanité d’un bigorneau (Enclume ou mollusque comestible, selon le sens - Déclaration du maire de Nice et haut responsable UMP, Christian Estrosi - )

Si Ségolène Royal a l’inhumanité d’une enclume ou d’un mollusque, j’avoue que j’ai un peu de difficulté à comprendre cette nouvelle attaque, après celles de l’extrême-gauche qui nous traite de bisousnounours (Elie Arié, Dedalus,…), nous qui avions tant soutenu Ségolène Royal…  ça me paraît totalement contradictoire, alors qu’on nous reprochait au contraire notre douceur, notre affection

Alors je vais m’informer :

·         Qu’a donc dit Ségolène Royal d’aussi dur qu’une enclume ou d’aussi inhumain qu’un mollusque à l’encontre d’Ingrid Betancourt ? J’ai consulté les dépêches de l’agence Reuters, de l’AFP et son site de Désirs d’avenir et j’ai lu que Ségolène Royal y parle de la « profonde dignité » d’Ingrid Betancourt, qu’elle parle de « son courage » et qu’elle avait exprimé « son allégresse à la nouvelle de sa libération » Ces sentiments-là me paraissent au contraire très humains et respectueux envers Ingrid Betancourt…

·         Alors, faute d’explication, je suis allé voir du côté de la contribution de Ségolène Royal « Combattre et proposer » déposée le 2 juillet au PS et là, j’y ai trouvé qu’on y parle effectivement d’humanité. Sous le chapitre « Une lucidité radicale », j’ai trouvé ceci : 

« Faire la société plus humaine, c’est la tâche immense des socialistes et de la gauche. Le PS est au service de cet idéal. Et donc ne doit-il pas commencer par lui ressembler un peu ?

Qu’est-ce qu’un parti s’il n’est pas déjà, au moins en partie, la métaphore de cette société meilleure à laquelle aspirent les hommes et les femmes qui le composent et pour l’édification de laquelle ils se sont rassemblés ?

Qu’est-ce qu’un parti s’il n’est pas déjà bien meilleur que la société qu’il critique et contre laquelle il prétend lutter ?

Qu’est-ce qu’un parti, et en quoi est-il exemplaire ce parti, s’il n’est pas plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux, plus hospitalier aux idées et aux êtres, plus sincère, et, en son sein, plus fraternel que la société qu’il prétend transformer ? »

 

Alors, ma conviction est faite que ces attaques sont totalement malveillantes, à moins qu’à Nice, Monsieur Estrosi ne tape du marteau sur des êtes humains (bigorneau, sens « enclume ») ou qu’il ne soit cannibale (bigorneau, sens mollusque comestible) Ce serait une publicité problématique pour les hôtels de la promenade des Anglais.

 

Ce qui me plaît chez Ségolène Royal, c’est justement cette volonté d’instaurer un débat et des échanges d’idées respectueux, au sein du PS. Evacuer la violence. Des débats apaisés où on se parle avec respect, avec indulgence…C’est tout le contraire de la violence et du mépris le plus infâme que j’ai lu de la part de nombreux militants UMP qui ont agressé Ségolène Royal sur les blogs de commentaires durant la récente  campagne de lynchage médiatique orchestrée par l’UMP contre Ségolène Royal, après qu’elle ait mis en garde contre la récupération politique par l’UMP de la libération de Betancourt, où Sarkozy n’était pas vraiment impliqué. Cette crainte était fondée, lorsqu’on voit comment Villepin et Chirac ont été écartés au profit de Sarkozy, tant des remerciements (coupage de la vidéo par le Figaro) que de l’accueil d’Ingrid Betancourt, à son arrivée en France, alors qu’elle ne cesse de se référer à de Villepin.

Image : Copyright USDA

Par Aube
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Lundi 30 juin 2008

Les liens affectifs intrafamiliaux sont des valeurs humaines très profondes et intimes.

D'un autre côté lorsqu'un média recherche le scoop, il va s'accrocher à une information et ne pas la lâcher s'il a la conviction qu'il pourrait faire un tabac et beaucoup d'argent avec ça. C'est la logique du journaliste et du paprazzi à l'affût de l'image-choc. Toute autre, est la perception de la personne ainsi ciblée. Elle perçoit  les paparazzi et autres journalistes comme profondèment nuisibles. Une violation de leur vie privée, familiale.

Pour une leader socialiste, cela prendra même une dimension particulière, puisque cela reviendra pour elle à ce que l'on subordine ses valeurs humaines, affectives, au mercantilisme libéral d'un média.

Bien sûr, on lui dira qu'elle n'avait pas fait de procès aux journalistes lorsqu'elle posait toute heureuse avec son nouveau-né... La différence fondamentale est que c'était-là son libre choix, sa volonté de communiquer ainsi l'heureuse nouvelle.

Par Aube
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Samedi 24 mai 2008

Il n'y a aucune dignité à rabaisser les autres, à leur nuire, afin de donner l'illusion que l'on soit meilleur. C'est pourtant cette arme des médiocres qui est très souvent utilisée, tant par certaines entreprises afin de nuire à la concurrence, qu'en politique.

Il y a un mérite à réussir par la qualité de ce que l'on concrétise, par la valeur de ses idées et de son action.

Ceux qui réussissent par leur valeur intrinsèque ont le potentiel d'occuper des fonctions dirigeantes. Ceux qui sont parvenus à des postes à responsabilités par les méthodes nuisibles du premier § devraient être démis de leurs fonctions et ne pas occuper de postes à responsabilité, car l'exemple qu'ils donnent est une honte pour toute entreprise et pour toute communauté.

Par Aube
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