« Nous devons porter une haute conception de l’Etat et de ses services publics au nom d’une volonté de lutte contre les inégalités, en faveur de l’épanouissement personnel pour que chacun redevienne maître de sa vie. N’ayons pas peur de dire que pour bien réformer l’Etat, il faut d’abord l’aimer et respecter ceux qui le servent. C’est le contraire de ces suppressions à l’aveugle décidées par la droite (hôpitaux, écoles, etc. (…) » (contribution de Ségolène Royal « combattre et proposer » pour le congrès)
Il y a quelque chose d’essentiel dans cette démarche. L’Etat devrait être la concrétisation de notre volonté à vivre ensemble. La qualité de la relation entre soi-même et cette expression de nous tous, l’Etat, est déterminante pour que nous contribuions à son succès ou à sa perte, selon que nous l’aimions ou la haïssions.
L’Etat devrait être un allié, un ami, pour soi-même et non, un ennemi. Pourtant, ce risque-là, qu’il soit perçu comme ennemi, est énorme, tant il est fondé sur un grand nombre de lois contraignantes et qui ne connaissent que la crainte pour se faire respecter. Alors, si en plus, on vient nous dire qu’il y a beaucoup trop d’enseignants, d’infirmières, … qu’il faut privatiser tout ça, que c’est mauvais, etc. …, comment pouvons-nous encore respecter l’Etat ? Comment pouvons-nous l’aimer et y contribuer, si de surcroît il vient nous fliquer jusque dans nos moindres activités en sa faveur (EDVIGE) ?
Pourtant, comme le souligne la contribution de Ségolène Royal, ce pourrait être différent. Un lien positif peut se créer entre soi-même et l’Etat, si une alliance s’établit par la reconnaissance universelle (étatique) des qualités individuelles et leur épanouissement par la meilleure formation possible. C’est la responsabilité de l’Etat de créer les meilleures conditions de formation pour que les compétences de chaque personne se développent aussi loin que possible.
La France ne peut pas gagner si on coupe dans l’épanouissement des compétences individuelles. C’est notre force, notre meilleure chance. J’irai plus loin : même de l’immigration, même des chômeurs, on pourrait faire une formidable force motrice qui tire la France en avant, à l’instar de ce qui avait fait l'essor de l’Amérique, pour autant que nous regardions ensemble les potentialités de chacune de ces personnes afin d’en concrétiser, par des formations passerelles, la meilleure efficacité possible. Pour eux et pour nous tous. Notre chance, sur un marché international, n’est guère le prix de l’heure de travail ou le nombre d’heures, mais ce sont les idées, le savoir-faire. Comme le souligne Ségolène Royal, il faut doter l’individu de capacités accrues dans ses choix académiques et professionnels.
De cette interaction constructive entre Etat et individu, va aussi dépendre la relation. Une relation égoïste, dans la plus pure logique libérale, serait ici désastreuse. Si l’individu agit contre l’Etat, ce n’est plus possible de réussir ensemble.On en viendrait à être satisfait que des milliardaires réussissent à amputer l'Etat par un coup financier. Intéressant, est de voir qu'ils ne seront pas les derniers à demander l'aide de l'Etat lorsque leur banque sera au bord du gouffre.
Article de mon blog Flowerpower
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